Un Bourguignon en Louisiane au temps de Louis XV
Par mise à jour le vendredi, octobre 15 2010, 17:30 - L'offre de Conférences - Lien permanent
UN BOURGUIGNON EN LOUISIANE AU TEMPS DE LOUIS XV
Conférence par Claude-Albert MARTEL
Jean-Bernard BOSSU naît le 29 Septembre 1720 à Baigneux-les-Juifs, en Côte d’Or. Son père, comme l’étaient son grand-père et son arrière-grand-père, est maître chirurgien dans cette ville, et fort estimé de ses concitoyens.
Jean-Bernard ne suivra pas la tradition familiale, il préfère le métier des armes. Il s’illustre au siège de Château Dauphin, en Italie, en 1744. Il y est sérieusement blessé, mais y gagne son grade de lieutenant.
Sa blessure et la fin des hostilités le poussent à demander son affectation dans la Marine, et il devient lieutenant dans les Compagnies Franches de la Marine.
Il part pour la Louisiane en 1751 et y reste jusqu’en 1762, ne revenant en France que très brièvement. Il devient l’ami des Arkansas, tribu alliée des Français depuis longtemps. Il apprend leur langue et il est fait Chef (surnommé Grand Nez) après avoir subi l’épreuve douloureuse du tatouage.
Les relations qu’il développe avec les Arkansas dépassent le cadre de sa seule fonction, et Bossu est bien plus qu’un agent de la colonisation.
En homme du XVIIIe siècle, curieux de tout, il confronte son expérience de la civilisation de son temps à ce qu’il observe chez les Indiens.
Il consigne ses découvertes, ses réflexions, sous forme de lettres, qui seront publiées à Paris et à Amsterdam en 1768-1769 sous le titre Nouveaux Voyages aux Indes Occidentales.
Désappointé de n’avoir pas été choisi pour le commandement d’un poste, eu égard à son ancienneté et ses états de service, il demande son retour en France.
Il rentre en 1762 et se retrouve à la Bastille, suite à une lettre de cachet du gouverneur de la Louisiane de l’époque. Réhabilité, le roi le nomme capitaine, lui donne une pension, et la Croix de Saint-Louis.
Bossu retourne, seul, voir ses “enfants” les Arkansas en 1770-1771. Il poursuit ses observations et à nouveau se fait le témoin de la vie quotidienne des Indiens dans Nouveaux Voyages dans l’Amérique Septentrionale paru à Amsterdam en 1777.
L’idée un moment l’effleure de rester parmi les Arkansas mais il rentre en France définitivement où il se retire à Aisey-sur-Seine en Côte d’Or.
Il y vit paisiblement, en aidant au mieux ses concitoyens les plus démunis. Il décède à Montbard le 4 Mai 1792.
Avec lui disparaît l’un des derniers acteurs, l’un des derniers témoins de ce que certains ont appelé l’empire des Français en Amérique.
Durée de la conférence : environ 1h30.
Elle est accompagnée de 43 documents iconographiques.
Un ordinateur portable, un vidéoprojecteur sont nécessaires.
CONDITIONS :
Il sera demandé aux organisateurs au profit de l’association une participation à leur convenance et selon leur possibilité avec toutefois un minimum de : 150 €.
Parallèlement, il leur sera demandé d’assurer les frais de déplacement du conférencier (A/R).
Soit : 0,30 € du Km y inclus péage et son hébergement (1 nuit + 2 repas) à partir de Dijon (21).
Contact : claude-albert.martel@wanadoo.fr