UNE PETITE HISTOIRE DES HOUMAS




Les Houmas anciens étaient des fermiers, dont la vie calme et tranquille permettait le développement de la musique, de la danse. de l'art, des sports, et de 1a religion. Il y avait dans leurs temples de belles sculptures avec de magnifiques couleurs. Les os des chefs les plus honorés étaient brûlés dans le feu sacré. Au centre du village, les Houmas avaient bâti un court où les jeunes hommes passaient leurs journées à jouer le jeu indien populaire appelé -"chungke".

Les Houmas utilisaient l'écrevisse rouge comme emblème de guerre, et la plume d'un aigle comme emblème de paix.

L'explorateur français LaSalle a noté l'existence d'un village Houmas en 1682 le long de la rive orientale du fleuve Mississippi,Une Indienne Houma  Paris en face de la source de la Rivière Rouge ("Red River"). En 1706, des conflits entre Français et Anglais ont poussé les indiens Houmas vers le sud, plus près de leurs amis les Français. Ils ont établi deux villages prés de Donaldsonville, un village sur chaque rive du Mississippi. Quelques Houmas sont restés dans cette région durant le dix-huitième siècle, mais d'autres sont allés encore plus vers le sud et ils ont établi le village "Chufuhuma", où se trouve 1a ville d'Houma aujourd'hui. L'arrivée des blancs dans la région a poussé les Houmas encore plus vers le sud, dans les pays marécageux et le long les bayous du DuLarge jusqu'à Golden Meadow. Les Houmas ont continué à faire de l'agriculture mais pour survivre dans les marais ils sont devenus des chasseurs, des piégeurs, et des pêcheurs, beaucoup d'entre eux continuent dans ces occupations aujourd'hui.

Les chefs des Houmas étaient des hommes aussi bien que des femmes. Rosalie Courteaux, une femme pleine de courage qui défendait sans peur ses droits est regardée comme une personnalité, un chef, et "un patriarche" sans pareil. Encore de nos jours les Houmas continuent de raconter les histoires de son courage.

En 1859, Rosalie a acheté un grand morceau de marais pour son peuple, mais une grande partie de cette terre a été frauduleusement récupérée par les blancs. Les Houmas ne savant ni lire ni écrire, et ne parlant que le français ils se sont fait duper par des actions légales qu'ils ne comprenaient pas. La découverte du pétrole sur leur terre a accéléré 1a perte de cette terre aussi bien que leurs territoires à piéger, cette découverte a aussi accéléré leur façon de gagner leur vie.

A tous ces problèmes s'en ajoutaient un autre de taille : le système scolaire de la Louisiane. N'étant pas reconnu officiellement comme tribu indienne ils ne pouvaient être admis ni à l'école des blancs, ni à l'école des noirs ou indiens et ne possédaient pas leurs propres écoles; donc, ils ne recevaient pas d'éducation publique. Après des décades de lutte avec cette situation, les étudiants indiens ont été admis aux écoles publiques seulement à partir de 1963. La tribu, cependant, continue à sentir les résultats de la négligence de l'éducation.

Après les batailles au sujet de la terre, de l'éducation, et des droits de piéger, la tribu, aidée par des amis blancs, a demandé de l'aide au gouvernement fédéral. Le bureau des Affaires Indiennes jusqu'à maintenant veut ignorer sa responsabilité dans la non-reconnaissance des Houmas.

Cette négligence entraîne la paralysie complète du peuple Houma par le fait même qu'ils ne peuvent bénéficier des services fédéraux auxquels la tribu auraient droit .

La Nation Unie des Houmas, le corps de l'administration des Houmas d'aujourd'hui, ont déposé une pétition qui demande la reconnaissance de la tribu par le gouvernement fédéral. Les Houmas espèrent que cette reconnaissance va mettre fin à la triste histoire de presque deux siècles de négligence fédérale.

Ils attendent le jour où ils auront les ressources et la liberté pour prendre en main leur destin.
 


  LE TRAVAIL FAIT A LA MAIN DES HOUMAS
Le travail fait à la main était très important pour les Houmas- Avec le tressage de 1a palmette, ils ont produit les objets dont ils avaient besoin, comme des chapeaux, des paniers, des balais, des éventails, et des poupées. Jusqu'à 1a première partie de ce siècle, Les Houmas faisaient des fusils à souffler pour chasser les petits animaux .

Maintenant ces fusils sont devenus des objets pour montrer comment les gens s'en servaient autrefois.

Les matelas faits de mousse espagnole séchée étaient employés dans les lits jusqu'aux années "50". Les poupées faites de mousse espagnole amusaient les enfants ; les grandes personnes découpaient et sculptaient le bois pour faire des cadeaux aux enfants. Les appeaux faits pour aider les chasseurs à chasser les canards. Les pirogues étaient importantes pour voyager dans les eaux plates des marais.

Des paniers résistants étaient faits de morceaux minces en bois de cyprès ("gros bec") ; ces paniers étaient employés pour ramasser les ufs, pour mettre les épingles à linge, etc. Beaucoup d'Houmas faisaient à la main leurs seines de pêche.

Leur habileté à faire ces travaux à la main ont amélioré la vie des Houmas le long des bayous. De nos jours ce travail à la main à conservé la même importance ; ce travail est aussi très apprécié pour les présentations, les foires, et les festivals, par les historiens, les collectionneurs, et les touristes.

Pour tous renseignements à propos des objets faits à la main par les Houmas contactez :

M. Roy Parfait

Box 137 01d Bridge Road

Dulac, LA 70353

(504)563-2506

Pour tous renseignements à propos des Indiens Houmas de la Louisiane, voir le livre :

"The Houma people of Louisiana - a Story of Indian Survival" en écrivant à:

The United Houma Nation

Rt, 1, Box 95A

Golden Meadow, LA 70357

(5O4)475-664O

Le livre "I Hear the song of the Houmas" (J'entend la Chanson des Houmas) est l'histoire de la vie des Houmas telle qu'elle à dû être au temps où les explorateurs et les missionnaires français sont venus dans la vallée du Mississippi et dans le Golfe du Mexique, avant les changements dans leur vie par leur contact avec les Européens. Achetez ce livre en écrivant à :

Oradel Nolen Morris (la femme écrivain)

Paupière Publishing Company

P.O. Box 707

Houma, LA 70361-0707

(504)876-9223

 P.S.. Petit texte écrit par un indien Houma, et diffusé par France Louisiane/Franco-américanie. Nous avons fait paraître cet article sur internet l'année dernière sur le serveur de notre ami Nick Cognevitch, dans sa fameuse "cajun and country newletters": http://www.cajunews.com